Il existe un pli dans le tissu de la réalité : une seconde qui dure trop longtemps, une ombre qui refuse de suivre le soleil, une vibration sourde là où la terre devrait être muette. Ce n'est pas une défaillance de la perception, c'est une intrusion. Le réel n'est plus un socle immuable, mais une surface poreuse où s'infiltrent des singularités venues de mondes parallèles qui nous frôlent sans jamais nous toucher.
Dans cette dimension singulière, la logique s'absente et l’histoire commence là où les certitudes s’effondrent. Les échos de réalités alternatives se croisent dans l'interstice ; nous ne sommes plus les auteurs du récit, mais les témoins de sa propre métamorphose. Ainsi, l’imprévisible n'est plus un accident, mais la nouvelle architecture du réel. L’anomalie n’est pas le désordre : c’est le signe que le rideau s’est levé sur une autre scène.
Le temps s'effiloche aux bordures du visible. Chaque fragment est une manifestation que l'envers existe, que la frontière est une fiction et que l'étrange n'est qu’une matérialité que nous n'avons pas encore appris à regarder.
Bienvenue dans l'interstice. Ne cherchez plus le chemin du retour.