L’horizon m’a coupé les ailes, je dérive au fond des galaxies.
J’avais pris les étoiles pour des promesses, elles n’étaient que les balises de mon exil.
Lueurs perdues, formant l’étrange et envoûtant asile.
Dans mon scaphandre de verre et de polymère, la poussière s’accroche à mes rêves.
Le signal s’éteint, doucement, inexorablement, sans le moindre témoin.
L’Okarian saigne ses dernières lumières dans les veines froides de l’infini.
Son cœur de métal ne bat presque plus, lentement, imperceptible.
Je recherche en vain ce nom que ma mémoire a désappris.
La Terre, rumeur fossile et fantomatique d’une voix que je ne sais plus reconnaître.
En perdition dans les profondeurs du silence, une fréquence persiste.
Azimut ? Point de chute ?
Simplement le bruit de mon âme qui se fracasse dans ma boîte crânienne…
Fin de transmission.